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vendredi 5 juillet 2013

Le sandre doré européen (Sander lucioperca)

Le sandre doré européen (Sander lucioperca), communément appelé sandre, est une espèce de poisson carnassier appartenant au genre Sander, qui vit en eau douce mais peut s'adapter aux eaux saumâtres, et dont la taille peut dépasser les 100 cm.


Etymologie et genre du mot

Le nom vient de l'allemand Zahn, qui signifie dent, en référence à ses deux paires de canines proéminentes1.
Pour les dictionnaires Littré, Robert et Quillet, le mot 'sandre' est masculin ; seul le Larousse indique un emploi indifférencié au masculin ou au féminin2,3.

Description

  • Taille : 30 à 125 cm, seuls quelques rares specimens dépassent le mètre.
  • Poids : exceptionnellement jusqu'à 15 kg.
Appartenant à la famille des Percidae, il en possède les attributs caractéristiques : deux nageoires dorsales distinctes, la première épineuse, la deuxième avec un ou deux rayons épineux et une vingtaine de rayons flexibles ; les deux premiers rayons de la nageoire anale sont également épineux ; les opercules ont deux rayons épine acérées, très coupantes sur leurs bords inférieurs.
Ses traits particuliers sont une tête assez fine et longue, gueule bien fendue, avec les deux paires de canines très développées sur les mâchoires ; un corps allongé, cylindrique et fusiforme, beaucoup moins bossu que celui de la perche ; une ligne latérale bien marquée, légèrement incurvée ; un pédoncule caudal assez fin, et les lobes de la nageoire caudale nettement arrondis à leurs extrémités2. Les écailles sont petites1 et râpeuses2. La couleur varie d'un milieu à l'autre ; généralement le dos est gris verdâtre, strié de rayures ou de marbrures verticales plus foncées. Les flancs sont plus clairs, gris argenté. Le ventre est blanc2 sauf pour celui du mâle en période de reproduction, qui a alors une teinte plus sombre ; c'est le seul trait dimorphique sexuel fiable1.
L'œil, particulier à ce genre, est globuleux et vitreux. Il possède les plus grandes cellules visuelles connues chez les vertébrés. Par ailleurs la rétine est très voisine de celle des rapaces nocturnes comme le hibou, de par le grand nombre de cellules visuelles en bâtonnets (celles qui ne distinguent que le noir et le blanc, mais qui sont efficaces même en très faible luminosité)2. De plus, cette rétine possède un tapis réflecteur (le tapetum lucidum) riche en pigments rétiniens1 (en l'occurrence la guanine2) réfléchissant la lumière et augmentant les sensations lumineuses et donc l'acuité visuelle dans les environnements de faible intensité lumineuse1. Cet œil extrêmement performant fait du sandre le plus efficace des prédateurs chassant à vue en eau trouble et / ou profonde - les autres poissons prédateurs nocturnes (par exemple l'anguille ou le silure) se servent surtout de leur odorat, ou de leur toucher via leurs moustaches2.
Les alevins mesurent de 3 à 3,5 mm à la naissance. Ils se nourrissent d'abord de phytoplancton, passant très rapidement au zooplancton puis ajoutant les daphnies à leur menu. Vers l'âge de 2 mois ils atteignent quelques centimètres de long et les alevins de nombreuses espèces de cyprinidés arrivent à point nommé. Ils complémentent leur régime avec des vers, larves aquatiques et gammares2.
Les adultes mangent surtout d'autres poissons, mais contrairement au brochet ils doivent se limiter à ceux de petite taille : leur gueule est large, mais leur gosier étroit. Leur proies favorites sont des ablettes, goujons, petits gardons de deux ou trois ans, ainsi que des écrevisses2.
Le sandre sert d'hôte pour l'adulte du trématode Bucephalus polymorphus, qui vit dans son intestin. Il n'est pas affecté par ce parasite, dont les larves attaquent les cyprinidés comme le goujon, l'ablette, le barbeau et d'autres espèces ; la maladie s'appelle la Bucéphalose larvaire. Bucephalus polymorphus a été introduit dans les cours d'eau de l'Europe occidentale en même temps que l'on y introduisait le sandre1.
Le sandre est également porteur d'un rhabdovirus originellement identifié sur la perche commune4.

Reproduction

Sa reproduction a lieu du mois d'avril au mois de juin selon les climats locaux, lorsque la température de l'eau avoisine 12 à 14 °C. Mâles et femelles se réunissent sur les hauts fonds réguliers où le courant est fortement ralenti, avec une profondeur d'eau idéale de 1 à 1,5 m. Le mâle prépare un nid sur fond de sable ou de gravier, d'environ 50 cm de circonférence ; toute trace de boue est éliminée, il ne s'arrête que quand apparaissent les racines des végétaux environnants. La femelle dépose ses œufs en petits paquets, que le mâle féconde immédiatement. Le mâle garde farouchement le nid contre les prédateurs pendant la période d'incubation (10 à 15 jours), et il le garde propre et oxygène les œufs à coups de nageoire énergiques. De cette façon un grand nombre d’œufs éclosent, même dans les eaux turbides et polluées. Le mâle est extrêmement agressif pendant cette période, allant jusqu'à attaquer les nageurs passant à proximité du nid. Il en devient aussi une proie facile pour les pêcheurs peu scrupuleux puisqu'il mord à peu près n'importe quoi passant à sa portée2. La fécondité est élevée (environ 200 000 ovules par kilogramme de femelle). 


                                                                                                                

Répartition

Certains le croient originaire uniquement du bassin du Danube ou du lac Balaton en Hongrie ; en réalité son aire de répartition d'origine (avant les introductions humaines) s'étendait de la rivière Elbe en Allemagne jusqu'au pied des monts de l'Oural. Il était très fréquent dans la plupart des cours d'eau et lacs d'Europe Centrale et de Russie occidentale, jusqu'à la mer Baltique au nord et la mer Caspienne et la mer Noire au sud. Tous les grands bassins fluviaux en contenaient : Dniepr, Don, Volga, Vistule..., avec pour limite orientale probable les affluents de la mer d'Aral, et au sud le détroit du Bosphore et la rivière Maritza (dans la mer Égée). On le trouvait dans la Neva (qui coule à Saint-Pétersbourg), les lacs Ladoga et Onega, et le cercle polaire en Finlande2.
Cette espèce a été introduite dans de nombreuses régions d'Europe, parfois au détriment d'espèces autochtones.

Habitat

Le sandre aime les grands cours d'eau aux flots lents et aux fonds de sable ou de graviers, ainsi que les eaux calmes des lacs, étangs et réservoirs - à condition que le fond ne soit pas boueux et qu'ils soient d'une profondeur suffisante2.
Dans les estuaires il va jusqu'à la limite des eaux salées et supporte les eaux saumâtres. Il supporte des écarts de température importants, entre 0° et 26 °C. Poisson de fond, il aime avoir plusieurs mètres d'eau au-dessus de lui. Son excellente vision le rend efficace en faible luminosité. Il n'en est pas pour autant un chasseur nocturne, comme certains le pensaient, même s'il lui arrive de chasser pendant la nuit - surtout en été2.

Pêche

Le sandre est un poisson de choix pour les pêcheurs sportifs. Il se pêche au ver, au vif et aux leurres. Du fait de la raréfaction du brochet, il devient un carnassier de plus en plus recherché. Les techniques de pêche du sandre peuvent être équivalentes à celles employées pour le brochet. Il mord aux poissons morts, aux vifs ou aux leurres souples animés par le pêcheur et aussi au boyau de poulet. Il ne coupe pas le nylon avec sa denture et permet l'usage de lignes sans avançon d'acier. En général, l'utilisation de ligne en tresse est recommandée afin de mieux ressentir les touches qui peuvent parfois être discrètes. Souvent, le sandre tue le vif et le laisse pour le reprendre plus tard.

« Les dents du lac »

Un sandre a fait l'objet d'un article dans plusieurs quotidiens suisses, dont La Tribune de Genève le 14 juillet 20095,6. Le journal rapporte en effet la capture d'un sandre de 70 cm et de 8 kg7, pêché dans le lac Majeur après avoir attaqué 6 baigneurs à Campo Felice di Tenero. Deux des victimes du poisson avaient dû se rendre aux Urgences avec des morsures atteignant 10 cm. La capture du « monstre » a demandé l'intervention de trois plongeurs. Selon Fabio Croci, responsable des gardes-pêche pour le canton du Tessin, l'animal devait souffrir d'un dérèglement hormonal, ce qui expliquerait son agressivité.

Faut pas venir embeter "papa sandre"!!!!!!!!!!


   

 

 
 

Le sandre poisson au comportement énigmatique...

 

 

jeudi 4 juillet 2013

Le brochet ou grand brochet (Esox lucius)

Le brochet ou grand brochet (Esox lucius) est une espèce de poissons qui habite les fleuves et rivières, les lacs et les étangs d'Europe, d'Amérique du Nord, d'Asie et du Maroc (moyen Atlas, introduit). Le brochet est présent sur toute la bande du globe entre le tropique du capricorne et le cercle polaire.
Longtemps considéré à tort comme un monstre glouton dévorant tout ce qui se présente à sa portée, il est reconnu aujourd'hui comme un excellent régulateur de population des lacs et des étangs. Il est souvent introduit dans les plans d'eau où les carpes sont en surnombre.


Origine du nom

Le mot « brochet » est issu du vieux français broche.

Surnoms

Le brochet est affublé de nombreux surnoms : broc, bec, bec-de-canard, gros bec, béquet, brocheton, brochette, brouché, buché, filaton, flute, goulu, grand-bec, grand-gousier, lanceron, lançon, luceau, pognan, pogneau, poignard, sifflet, gobe poisson, fusil, requin de rivière ou d'eau douce.

Description

Le brochet est fusiforme et couvert de fines écailles, avec des différences selon son milieu de vie. Les flancs et le dos sont généralement verdâtres ou jaunâtres. Sa taille varie de 30 à 110 cm et son poids entre 2 et 10 kg, cependant des individus de plus de 130 cm et de plus de 30 kg existent mais sont assez rares (ce sont généralement des femelles).

Record du monde actuel


1m50 pour 24.940 kilos!! lieu: Allemagne.

Identification

Chez le grand brochet, 5 pores sensoriels sont visibles sous ses mandibules inférieures1 ; le maskinongé en a 6 à 9 et le brochet maillé n'en a que 42. Seule la partie supérieure des opercules est écaillée tandis que la totalité de celles du brochet maillé est recouverte d'écailles. Un hybride entre le grand brochet et le maskinongé est parfois observé là où les deux espèces sont présentes. La couleur rappelle alors la livrée du maskinongé mais certains traits (forme de la queue notamment) sont intermédiaires. De plus, ces hybrides ont été ensemencés à certains endroits pour la pêche sportive. Il est probable qu'il s'hybride également naturellement avec le brochet maillé.

Habitat

Adulte il affectionne les rivières à courant lent, les bras morts, les fleuves, les étangs et les lacs, les jeunes sujets préfèrent les courants rapides ou ils trouvent leur nourriture. Il défend son territoire contre toute intrusion. Exemple d'habitat le lac d'Aguelmame Aziza, Aguelmame Sidi Ali à Khénifra au Maroc, ce poisson est introduit par les colons français au début du XXe siècle.
Malheureusement, à certains endroits dans le monde, le brochet est menacé d'extinction par le changement de son biotope : par la pollution, par la pêche abusive, par le manque de précipitation, et plus sûrement encore par la destruction systématique de ses lieux de reproduction (zones et prairies inondables) par le bétonnage des berges et le mitage des zones inondables. Au Canada, par exemple, la situation de cette espèce n'est pas préoccupante dans la quasi totalité de sa distribution.
Bien qu'espèce exclusivement d'eaux douces, le brochet se pêche aussi dans les eaux salées de la mer Baltique. En effet, la forme particulière de cette mer, son très étroit accès à l'océan Atlantique, ses forts apports en eau douce fluviale et la faiblesse du marnage observable, font qu'une couche d'eau douce de plusieurs mètres surnage à l'eau salée. Les brochets vivent donc dans cette couche d'eau, et font des intrusions fréquentes dans la couche salée pour se gaver, notamment de harengs. Leur taux de grossissement annuel et leur taille maximale (plus de 2 mètres3,4) deviennent extraordinaires.

Mode de vie

C'est un chasseur sédentaire et solitaire. Dans les grands lacs, on le trouve aussi en bancs, surtout quand il s'agit de jeunes sujets. Le brochet peut vivre plus de 20 ans.
Les populations de brochets sont en régression en raison de la surpêche, de la pollution et de la destruction des habitats mais surtout par le manque de prairies inondables où il se reproduit, et de la mauvaise gestion du niveau d'eau sur ces frayères, bien souvent catastrophique pour toute une nouvelle génération de brochetons.

Alimentation


Brochet attrapant une proie
L'alimentation du brochet évolue avec l'âge. Il commence par se nourrir de zooplanctons et d'insectes lorsqu'il est alevin (30 mm). Ensuite, à l'âge adulte, il se nourrit de poissons vivants, malades ou morts (gardons, brèmes, perches, truites et même brochetons), mais ne dédaigne pas quelques extras (écrevisse, grenouille, caneton, poule d'eau, rongeur...). Le cannibalisme n'est pas rare chez les brochets. En fait, il existe des lacs canadiens où il est le seul gros prédateur, et où les gros spécimens se nourrissent principalement de... petit brochets. C'est un poisson qui chasse en embuscade ; il se camoufle dans les herbes aquatiques ou se confond avec des branchages immergés, et attend qu'une proie passe à sa portée. Son corps élancé n'est pas adapté à de longues poursuites mais bien aux accélérations brusques et en ligne droite. Il n'est pas rare qu'il s'attaque à un poisson pris à la ligne d'un pêcheur.
Le grand brochet est un carnivore opportuniste qui se nourrit de tout ce qui est le plus facile à capturer. La taille de ses proies peut être aussi grande que le tiers ou la moitié de sa propre taille.

Reproduction

La période de frai se produit de février à avril (eau entre 5 et 12 °C). La femelle pond entre 15 000 et 20 000 œufs par kilogramme de son poids (entre 3 000 et 600 000 œufs). Les œufs sont déposés dans les herbiers situés près des berges. Une grosse femelle est accompagnée d'un ou deux mâles plus petits. Aucun nid n'est construit. Les œufs ambre clair de 2,5 à 3,0 mm de diamètre sont éparpillés au hasard et se fixent à la végétation. Sa croissance est rapide 30 cm à la fin de sa première année, 50 cm à la fin de sa seconde, puis 10 cm par an jusqu'à 100 cm, en cas de croissance normale. Le brochet utilise 17 % de ce qu'il mange en créant directement du muscle. Ainsi s'il ingurgite un gardon de 100 g, il fabriquera 17 g de muscle.

Pêche

Il se pêche au vif, au mort manié ou tout simplement aux leurres. Les anciens pêcheurs chevronnés l’attrapaient à la mouche . En France, sa pêche est règlementée, et les spécimens de moins de 50 cm doivent être remis à l'eau dans les meilleures conditions.

Commerciale

Il est soumis à une certaine pêche commerciale dans plusieurs provinces canadiennes5 bien qu'il ne soit pas l'espèce directement visée par ces pêches.

Sportive

Le brochet est une grande espèce très recherchée en pêche sportive. Il est reconnu comme le roi des lacs et rivières qu'il fréquente. Sa taille impressionnante et les combats qui peuvent être spectaculaires en eau fraiche sont responsables de cet attrait. Les petits spécimens (environ 50 cm) sont relativement faciles à prendre lorsque le brochet abonde. Les gros spécimens représentent un réel défi. Certains pêcheurs, par exemple de doré, considèrent en revanche le brochet comme une nuisance voyant en lui un compétiteur. Très résistant à la pression de pêche, le brochet est un poisson à la croissance rapide, ce qui fait qu'il atteint des tailles respectables même dans des plans d'eau très fréquentés.
Ses dents étant très coupantes, le fil de nylon utilisé pour sa pêche est facilement sectionné, c'est pourquoi, bon nombre de pêcheurs préfèrent une crinelle d'acier à leur nylon ou un bas de ligne en fluorocarbone. Il se pêche au vif, mais bon nombre de pêcheurs préfèrent aujourd'hui des techniques moins meurtrières comme le poisson nageur, le leurre souple ou la cuillère qui permettent ainsi, de remettre les prises à l'eau. Certains pêcheurs le pêche à la mouche. Les mouches de grandes tailles utilisées sont alors appelées Streamers.

Notes et références

dimanche 30 juin 2013

C'est quoi l'ichtyologie?




L’ichtyologie est la branche des sciences naturelles qui étudie les poissons du point de vue phylogénétique, morphologique, anatomique, physiologique, écologique, éthologique et systématique.
Les animaux étudiés par les ichtyologistes sont les poissons osseux (Osteichthyes), les poissons cartilagineux (Chondrichthyes) et les agnathes (aujourd'hui différenciés des poissons mais vivants en milieu aquatique). Les poissons ont traversé des millénaires d'évolution, et on recense autant d'espèces que tous les vertébrés regroupés. Si la plupart des espèces sont certainement aujourd'hui connues et décrites, l'étude biologique et la physiologie comportementale des poissons restent un domaine ouvert.
L'ichtyologie fait appel à la biologie marine, à la limnologie et à l'océanographie. L'étude des poissons fossiles s'appelle la paléoichtyologie

Histoire de l'ichtyologie

Article détaillé : Histoire de l'ichtyologie.
L'observation des poissons est, bien sûr pour la pêche, une pratique ancestrale. Cependant, très tôt, l'étude des poissons a largement débordé ce cadre puisqu'au IIIe millénaire av. J.‑C. les Égyptiens, puis les Romains utilisaient les poissons électriques comme électrothérapie. Cependant, cette science ne s'est développée qu'à partir de Carl von Linné et de la classification systématique. Georges Cuvier allait ensuite donner une impulsion qui contribua à l'émergence de la théorie de l'évolution. À la fin du XIXe siècle se crée une discipline étudiant les mers et les océans, l'océanographie, l'ichtyologie devenant une de ses branches.

Ecologie

Les poissons sont étudiés de divers points de vue
  • phylogénétique ;
  • reproduction (ovipare, vivipare, ovo-vivipare, s'occupant ou non des œufs ou des larves...) ; selon le lieu où les œufs ou larves sont déposés (Pelagophile, Lithophile, Phytolithophile, Phytophile Polyphile...) ;
  • comportement (éthologie) : leur comportement, grégaire ou non , mobiles ou sédentaires ;
  • dynamique des populations
  • âge et démographie ; l'âge étant généralement mesuré par observation des otolithes (ce qui implique de tuer le poisson) ;
  • leur place ou rôle dans l'écosystème ; On les classe ainsi selon leurs préférences alimentaires en omnivore, herbivore, piscivore/carnivore, benthophage, parasites (ex : Lamproies), etc ;
  • ou selon leurs préférences écologiques et d'habitats  ; marin, dulcaquicoles, d'eau saumâtre,
  • selon qu'ils soient migrateurs ou non, etc.

Conversion taille-poids

La taille et le poids des poissons sont deux facteurs importants pour l'évaluation de la qualité des populations de milieux naturels. Il est possible de convertir par une équation simple la taille en poids, pour chaque espèce (moyennes ; voir exemples1 ci-dessous).
Nom vernaculaire Nom scientifique Equation
Gardon Rutilus rutilus W= 4,24 .10-6. L 3.192
Rotengle Scardinius erythrophthalmus W= 3,51 .10-6. L 3.251
Brème Abramis brama W= 3,87 .10-6. L 3.196
Poisson-chat Ictalurus melas W= 8,81 .10-6. L 3.101
Brochet Esox lucius W= 2.24 .10-6. L 3.189
Anguille Anguilla anguilla W= 4,14 .10-7. L 3.24
Gambusie Gambusia affinis W= 2,26 .10-5. L 2.796
Perche soleil Lepomis gibbosus W= 1,07.10-5. L 3.141

Publications modernes

Publication Fréquence Parution depuis... Organismes affiliés
Copeia Semestriel 27 décembre 1913 American Society of Ichthyologists and Herpetologists
Journal of Applied Ichthyology Bi-mensuel inconnue Blackwell Publishing
Cybium, revue internationale d’ichtyologie Société française d'ichtyologie 1977 CybiumSFI

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) B.G. Kapoor et Bhavna Khanna, Ichthyology handbook, Springer, Berlin, Heidelberg, New York, etc. ; Narosa Pub. House, New Delhi, 2004, XVIII-1059 p. (ISBN 3-540-42854-2)
  • (en) Peter B. Moyle et Joseph J. Cech, Jr., Fishes : an introduction to ichthyology, Pearson/Prentice Hall, Upper Saddle River, NJ, 2004, XVI-726 p. (ISBN 0-13-100847-1)
  • (fr) Marcus Elieser Bloch, Ichtyologie ou Histoire naturelle générale et particulière des poissons, F. de la Garde, Berlin, 1785, 2 vol.
  • (fr) Marie-Louise Bauchot, Jacques Daget et Roland Bauchot, L'ichtyologie en France au début du XIXe siècle : l'histoire naturelle des poissons de Cuvier et Valenciennes, Muséum national d'histoire naturelle, Paris, 1990, 142 p. (numéro spécial du Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle. Section A, 4e série, t. 12, 1990, no 1)

Liens externes

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